La véritable histoire de l'opérette marseillaise : 1932-1946

De Georges Villars, premier parolier de Vincent Scotto en
1906, à René Sarvil (dont c'est l'anagramme phonétique),
son dernier porte-parole dans Marseille mon pays (1951) pour
Tino Rossi, c'est toute l'histoire des opérettes marseillaises
qui nous est proposée.
Étiquetées dans le répertoire comique de divertissement, elles
eurent à souffrir d'un dédain provoquant un déficit de
respectabilité. Coincées entre l'habit vert de la «pagnolade»
et le débraillé du folklore des «marseillaiseries», elles ne
furent jamais reconnues à leur juste valeur.
Il sera injustement fait grief aux opérettes marseillaises
d'avoir prêté un flanc trop complaisant à la critique
parisienne. Celle-ci ne manquera pas de se gausser de ces
Méridionaux hâbleurs ; image pourtant installée par Alphonse
Daudet et réanimée par Marcel Pagnol.
De malveillances en incompréhensions, souvent de la part
des Marseillais eux-mêmes, ces opérettes auraient pu définitivement
disparaître de la mémoire du spectacle et sa
véritable histoire aurait alors été oubliée.
Cet ouvrage, le premier sur le sujet, devrait permettre à ce
théâtre musical chanté (comédie musicale), authentique et
populaire, d'être reconnu comme faisant partie du patrimoine
culturel marseillais.