Soljénitsyne, un destin : portrait littéraire

Soljénitsyne, un destin
Il est des hommes, très rares, dont les destins façonnent le monde. Alexandre Soljénitsyne n'a fait qu'écrire - beaucoup - et parler. Pourtant, il a bouleversé l'histoire.
Nul mieux que lui n'a incarné la force immense du verbe, le miracle rédempteur de la littérature. Dès la publication d' Une journée d'Ivan Denissovitch , son premier texte, le zek aux doigts congelés des bagnes staliniens a personnifié la souffrance d'un peuple. La publication, une dizaine d'années plus tard, de L'archipel du goulag a scellé le sort du communisme. Soljénitsyne est devenu un monument vivant. Mais un monument à quoi ? Au courage ? Au talent ? À la vérité ?
L'évocation de Véronique Hallereau a le grand mérite de nous présenter, au fond, un inconnu. Un célébrissime inconnu, auréolé de gloire littéraire et chargé d'un poids politique immense. Si immense qu'il a occulté in fine ce qu'il y a de plus important chez l'homme, sa complexité. Fruit d'un travail de dix ans effectué en France et en Russie, ce portrait littéraire est plus qu'un exercice d'admiration : une oeuvre de référence.
Connaître Soljenitsyne, c'est comprendre un pan fondamental du XX<sup>e</sup> siècle.