Une saga libérale en Russie : les Evréinov, juifs, marchands, nobles et artistes (1650-1950)

Une saga libérale en Russie : les Evréinov, juifs, marchands, nobles et artistes (1650-1950)

Une saga libérale en Russie : les Evréinov, juifs, marchands, nobles et artistes (1650-1950)
Éditeur: L'Harmattan
2004429 pagesISBN 9782747572026
Format: BrochéLangue : Français

L'histoire de la première des familles portant le nom Evréinov serait

ordinaire si elle n'était pas frappée du sceau de l'originalité par une double

origine spécifique : juive et marchande. Cette famille traverse en Russie tous

les statuts sociaux. Comment s'étonner ensuite de sa posture libérale ? La

saga débute vers 1650 au moment d'une des guerres séculaires entre la Russie

et la Pologne, dans le contexte tragique des premiers pogromes organisés. Le

lecteur assiste ainsi à la vertigineuse ascension du juif de Mstislavl, Kozma

Abramov, qui, devenu sujet du Tsar, s'appelle désormais Matvéi

Grigorievitch Evréinov, le plus riche des marchands russes d'après l'historien

Soloviov. La bonne fortune se consolide même avec la désignation d'un des

fils du négociant comme ministre du Tsar. L'éphémère séjour au sein de

l'ordre marchand russe se conclut avec un passage rapide à la noblesse. Se

détache alors la figure du chevalier du marteau de fer, Ivan Mikhaïlovitch

Evréinov, ardent prédicateur maçonnique à Saint-Pétersbourg, dans la

tourmente de la Russie toujours dominée par l'absolutisme mais tentée par le

libéralisme politique après la Révolution française. Après la tragique destinée

de la mère de Diaguilev, la très désirable Jénia, qui fait tourner la tête à tous

ses soupirants, l'histoire des Evréinov est dominée, à la veille de la

Révolution d'octobre, par la fréquentation des noms les plus fameux de

l'intelligentsia russe de Dostoïevski à Tchékhov, et par la personnalité du

dramaturge Nikolaï Nikolaïevitch Evréinov (1879-1953), l'apôtre de la

théâtralité et l'un des acteurs de l'«Âge d'argent». Enfin, l'auteur juge

«important de souligner qu'à [sa] connaissance aucune autre «grande»

famille russe ne peut revendiquer d'alliance ou de parenté avec à la fois :

Novikov, Pouchkine, Lermontov, Tchaïkovski, Diaguilev, les princes

Obolenski et Tolstoï».

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