Le pré de l'asphodèle : chroniques d'innocence

Au départ une nouvelle dans le journal du jour. En bas de page
avec petit titre. Au départ deux 'accidentés' de la vie qui veulent
remonter une pente qu'on leur a savonnée. En finir avec la poisse et ce
mauvais sort synonyme de dérisoire à force de n'être pas un destin. Ils
deviennent amis Eudicos et Gratien par ce hasard qui est le sel de
l'existence. Gratien, chômeur enragé toujours prêt à se hisser sur une
barricade. Eudicos, paumé ex-toxico, qui survit et vibre avec pour
viatique cet Odyssée d'Homère qui a accompagné tant de générations.
Eudicos et Gratien, croisés en bas de page 'Faits divers'. Deux
innocents aux mains vides... Ils sont habitants d'une île qui n'a rien
d'édénique, où des pâtés de béton ne restituent qu'une caricature de
ville. De cité. Ils sont de cette humanité engluée dans une précarité
d'ordinaire faucheuse de rêves. Mais quels sont les critères de
l'ordinaire ? Rien, ils n'ont rien. Enfin si... Un fragment d'espérance
pour l'un. Un exemplaire de l' Odyssée pour l'autre...