Sans que sang ne coulât : récit

Salahi est né dans le Nord Cameroun vers les années 50, en
pleine époque coloniale. Il avait 9 ans quand son père fut arrêté par
les soldats du sultan, puis mis en prison où il mourut quelques années
plus tard.
L'enfant, traumatisé, compris progressivement qu'il aurait
deux combats à mener : le premier consisterait à survivre ; le second
à venger la mort de son père qu'il lui semblait être consécutive à une
décision hâtive et arbitraire, voir injuste.
La belle Afrique des années 50 était vierge, mystérieuse et
combien envoûtante. Marabouts et médecins, églises, mosquées et
sorciers, sultan autochtone et gouverneur blanc, autant de pièces que
la mosaïque en devenait illisible, et l'esprit susceptible de se perdre.
Quel sera le chemin que choisira Salahi : ne se perdra-t-il
pas dans ce monde lui-même en quête de sa voie ? Sera-t-il David ou
Goliath ?
Pensez-vous d'ailleurs que l'on puisse réduire Salahi à une
époque et un pays ? Ne serait-il pas de tous les continents et de tous
les temps, sous différents visages ?