Quentin Tarantino : un cinéma déchaîné

Début 2813 est sorti le huitième long métrage de Quentin Tarantino, Django Unchained . Un titre en deux mots, comme tous ceux du cinéaste américain. Le premier mot a une résonance cinéphile. Le second indique que le film est une histoire d'esclave affranchi.
On peut toutefois entendre déchaîné en un autre sens, comme une invitation à parler de Tarantino différemment. Une invitation à libérer son cinéma des chaînes de la cinéphilie et de la citation pour l'aborder enfin de front : comme un art du recommencement à neuf et non de la reprise.
C'est en tout cas le pari de cet ouvrage collectif. Film par film, de Reservoir Dogs à Django Unchained , des critiques de cinéma, des philosophes et des anthropologues décrivent l'évolution et la nouveauté formelle, mais aussi historique et politique - notamment dans Inglourious Basterds -, de l'un des plus grands cinéastes de ces vingt dernières années.