Ma malle pèse 57 kilos sans mon galurin gris : poésies

Ma malle pèse 57 kilos sans mon galurin gris : poésies

Ma malle pèse 57 kilos sans mon galurin gris : poésies
Éditeur: Cherche Midi
2006123 pagesISBN 9782749106861
Format: BrochéLangue : Français

Ses amis l'appellent «mon Gilles», «not'Gilles»,

«mon Gillou», et le Gilles, il en a des amis !

Il y a Cendrars à qui il emprunte le titre de ce

livre, Rimbaud, Eluard, Apollinaire, Charles Le

Quintrec, Tristan Corbière, Louis Brauquier,

André Frédérique, et j'en passe.

La manière d'écrire de Gilles Durieux, syncopée

ou chaloupée, produit une mélodie étrange,

simple et subtile à la fois, dont je ne trouve pas

l'équivalent chez nos contemporains. Parfois, on

dirait que tel ou tel poème est traduit de l'américain,

car une certaine poésie américaine d'aujourd'hui

a bien plus de liberté d'écriture qu'une

certaine poésie française.

Ce qui n'a rien d'américain, en revanche, ce sont

des mots, des expressions, des images qu'il va

chercher dans le breton, bien sûr, mais aussi dans

une langue mystérieuse, sonore et bigarrée, dont

il semble être le seul à connaître les racines et les

étymologies.

Dans la «brumaille», la «fouette» et la

«fouaille», Gilles, jongleur de mots, s'en donne

à coeur joie et batifole comme un gamin facétieux.

Il apporte une grande bouffée d'air iodé dans

notre poésie.

Voilà pourquoi j'aime ces moments de bonheur,

de nostalgie, et ces coups de gueule, souvent

masqués de pudeur, que sont les poèmes de

Durieux.

Ils sont aussi de grands sémaphores d'amitié.

Jean Orizet

[extrait de la préface]

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