Mineur de fond de père en fils : écrits d'un mineur en pays minier

«Un dimanche sur deux, nous ne travaillions pas. C'était la
décision des Allemands sous l'Occupation. Le dimanche de repos,
on faisait la grasse matinée ; on allait au champ avant le dîner.
Notre repas : un pot au feu avec un morceau de boeuf ! Ou bien, un
lapin aux haricots ! Et chez nous, une bouteille de vin mais pas
d'apéritif !
Certains dimanche après-midi, grand-père et les frères viennent
faire une partie de cartes. Les femmes discutent entre elles, de
choses et d'autres, en prenant une tasse de café. Les parties de
cartes sont souvent entrecoupées de discussions sur la mine. Vous
pensez ! Avec quatre porions, c'est inévitable ! Et le soir, chacun
rentre chez soi pour reprendre le travail du lundi...
...Je rapporte ma quinzaine à mes parents, c'est comme ça !