Presque rien, avec Luc Ferrari : entretiens

Dès 1963 il effectue, avec «Hétérozygote», une notable rupture en composant à partir des sons du quotidien. En 1967 il réalise son premier «Presque rien». Ces œuvres innovantes influenceront plusieurs générations de compositeurs. Pourtant, tout au long de son parcours, Luc Ferrari aura refusé l'instauration d'un itinéraire préétabli, d'un procédé, d'une théorie. Il aime trop les rencontres imprévues, les télescopages d'images sonores empruntées à la vie, les interventions électroniques inattendues, les compositions instrumentales bousculées. Il aime trop franchir les frontières entre musique, son, documentaire, art radiophonique Hörspiel, théâtre musical, film... Il aime trop le jeu, l'humour, l'expression de l'intimité, de la sensualité, et la déviation perverse des courants musicaux tels que l'aléatoire ou le minimalisme...