Saint-Nazaire, porte ouverte sur le monde

«Petite Californie bretonne», porte d'entrée du premier port français sur la façade atlantique,
Saint-Nazaire, que les pionniers de la révolution industrielle voyaient rivaliser avec Liverpool et
New York, est depuis sa création et l'avènement de la navigation à vapeur une ville ouverte sur
le monde.
Située à l'embouchure du plus grand fleuve de l'Hexagone, cette toute jeune cité a été balayée
au fil de sa courte histoire par le vent du large, et s'est colorée d'accents et d'influences venus
d'Amérique, d'Asie ou d'ailleurs. C'est de Saint-Nazaire que partaient, entre deux guerres, les
liaisons transatlantiques à destination des Antilles et de l'Amérique centrale.
Les plus grands paquebots, les plus beaux avions portent aujourd'hui sur la planète l'empreinte
de cette ville singulière, fière et insoumise, cette ville d'ouvriers et d'ingénieurs dont les contours
ont été dessinés par la main des hommes, et qui a payé fort cher, au cours de la Seconde
Guerre mondiale, la position privilégiée qu'elle occupe au bord de l'Océan.
Cité ouverte percée de larges avenues, ville côtière dotée d'une vingtaine de plages,
Saint-Nazaire peut s'appuyer sur une position géographique exceptionnelle pour envisager la
suite d'une histoire qui ne fait, somme toute, que débuter. La ville se retourne aujourd'hui vers
la mer, ouvrant encore un peu plus grand les fenêtres vers le large d'où elle tire sa raison d'être.