La littérature française et la connaissance de Dieu : 1800-2000

La littérature française et la connaissance de Dieu (1800 - 2000)
Volume III
Philosophies du dialogue et dialogue des philosophies : différences, compréhensions, dialogue
Flaubert unit le désespoir sceptique au plus profond sentiment religieux comme l'attestent Trois contes ou Bouvard et Pécuchet fidèles à la recherche de la vérité et à la tendresse. Rimbaud rejoint le christianisme par son désespoir et sa vision très haute de la pureté. Dans le même temps les Russes, que la France ne connaîtra qu'au XX<sup>e</sup> siècle, affirment que la folie la plus douloureuse peut appartenir au Christ dont le prince Muichkine révèle l'image. Les écrivains chrétiens de la fin du XIX<sup>e</sup> siècle et du XX<sup>e</sup> siècle montrent eux aussi qu'il existe une souffrance de Dieu provoquée par les hommes et toujours supérieure à sa colère : les hommes ont à consoler Dieu. Huysmans et Bloy le savent.
Certes Claudel, Péguy, Bernanos ne doivent pas faire oublier l'inquiétude religieuse qui se manifeste dans l'existentialisme de Sartre ou de Camus et dans le pessimisme moderne de Beckett et de Ionesco...