Une époque bénie pour les libertins

«"Tout est corrompu à la cour, du plus grand au plus petit" disais-je un jour à Madame de Pompadour
qui me parlait de quelques faits que je savais déjà. "Je t'en dirais bien d'autres, me répondit-elle,
mais la petite chambre où tu te tiens souvent t'en apprend assez." C'était un petit réduit près de la
chambre de Madame d'où l'on entendait tout ce qui se disait.»
Les Indiscrétions d'une femme de chambre
- 1745 à 1764 -
«Les théâtres étaient ouverts et je me promenais masqué,
quand j'aperçus une figure de femme enveloppée dans
le capuchon de son mantelet, sortant du coche. La
voyant seule, observant sa démarche incertaine, je
me sens poussé vers elle comme par une puissance
occulte. Je m'approche et je lui offre mes
services...»
Ma Divine Comtesse à Venise,
Jacques Casanova - 1746 -
«L'évêque trouva qu'un petit recoin serait fort
agréable pour y servir le dîner, mais le curé lui dit
que le lieu n'était pas assez propre, que son jardinier y
rangeait ses outils et c'est ce dernier qui en avait la clé.
Mais, par malheur, la clé se trouvait sur la porte, et l'évêque
qui était assez vigoureux, ne trouva qu'une faible résistance
et l'enfonça. Le spectacle qui s'offrit à lui l'étonna. Il vit une jeune
fille très échauffée, très honteuse, un lit de sangle et peu d'autres meubles.
"Oh ! oh ! dit le prélat, monsieur le curé, est-ce là le matériel de votre jardinier ?"»
L'Abbé libertin - 1699 à 1715 -
Les Légèretés de Marie-Antoinette
- 1770 à 1793 -
Et autres récits...