Mires, physiciens, barbiers et charlatans : les marges de la médecine de l'Antiquité au XVIe siècle

Mires, physiciens, barbiers et charlatans : les marges de la médecine de l'Antiquité au XVIe siècle

Mires, physiciens, barbiers et charlatans : les marges de la médecine de l'Antiquité au XVIe siècle
Éditeur: Guéniot
2004178 pagesISBN 9782878252774
Format: BrochéLangue : Italien

Mires, physiciens, barbiers et charlatans

propose au lecteur, universitaire, médecin

ou curieux de l'histoire des connaissances médicales, un ensemble d'études autour de la

médecine depuis l'Antiquité jusqu'au début du XVI<sup>e</sup> siècle. Le bon médecin est rare, et ce

depuis l'Antiquité. Il semble pourtant évident que le reconnaître facilement soit vital pour le

patient. Partant de ce constat, les auteurs de cet ouvrage ont tenté de montrer comment, depuis

les Grecs de l'époque d'Hippocrate jusqu'aux habitants du Mexique du XVI<sup>e</sup> siècle, ont été

éprouvés des critères pour distinguer les soignants. Si l'absence de formation officielle durant

l'Antiquité empêche la discrimination légale entre les médecins reconnus et les guérisseurs ou

charlatans, le Moyen Âge n'offre finalement et de manière paradoxale, pas tellement plus de

garanties. Certes, forts de leur enseignement «scientifique», les membres de la Faculté

pourchassent férocement les physici perfidi et autres barbiers aux pratiques désormais jugées

irrégulières. Pourtant les accusations reposent souvent sur des calomnies, les rumeurs se

multiplient et les règlements de comptes entre confrères ne manquent pas, surtout dans le

voisinage des puissants. Mais la criminalisation de l'échec médical a pour corollaire la

reconnaissance de la responsabilité professionnelle du médecin et si les confrères se montrent

souvent moins tolérants que les patients envers les marges de la médecine, ces derniers font

parfois preuve de plus de bon sens pour identifier le soignant compétent : le «bon médecin»

se reconnaît finalement à ses succès thérapeutiques et il semble que ceux-ci soient plus

nombreux parmi les praticiens qui allient une formation solide ( épistèmè ) à un pragmatisme

de bon aloi ( technè ).

La situation a-t-elle tellement changé, en ces premières années du XXI<sup>e</sup> siècle ?

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