Dans ses petits papiers

Annaëlle d'Ansieu n'est pas une fille comme les autres. Elle
a la hantise des angles droits, prend les ombres en photo,
boit des cocktails douteux et mange les coeurs des pâquerettes.
Rien de bien méchant. Mais ses parents préfèrent
tout de même qu'elle aille consulter.
Le docteur Isther est jeune, a les yeux d'un bleu intense
et de très jolies mains. Rien de bien méchant non plus. C'est
pourtant là que ça devient dangereux. Car Annaëlle, quand
elle est amoureuse, a vraiment une imagination débridée.
Dans ses petits papiers est une apologie du fantasme et
de la créativité. De l'insanité, aussi. Car faut-il vraiment que
tout ait un sens ? Et si toutes ces choses réputées inutiles,
voire dangereuses, avaient quand même un intérêt ? Si on
avait le droit de rêver, de perdre son temps, de se raconter
des histoires ?
Et si Annaëlle d'Ansieu n'était, au fond, qu'une fille
comme les autres ?