La désoeuvre

La désoeuvre
Apprenant que sa soeur aînée, Barbara, qu'elle n'a plus revue depuis sa disparition, lui a légué sa maison d'Artel, Marie décide de la vider pour la mettre en vente.
Le temps d'un été, la voici de retour dans cet endroit isolé et menaçant où Barbara a « fini de l'élever » après la mort de leurs parents ; une jeunesse dévastée par la perte mais aussi par l'absolutisme d'une soeur habitée par l'écriture, follement dédiée à son art.
Peu à peu captée par la mémoire intranquille des lieux, Marie retrouve les carnets de Barbara et découvre alors l'étonnant sismogramme d'une jeune femme torturée par le mépris des contingences, acharnée à faire rempart, dans le huis clos de l'écriture, contre les lois inexorables du temps et de la mort, auxquelles elle veut opposer l'Oeuvre.
L'une voulait écrire , l'autre simplement vivre.
Presque malgré elle, Marie recompose l'histoire familiale, tente de déchiffrer, jusque dans les cicatrices de l'enfance, des raisons de comprendre et d'aimer Barbara en dépit de tout.