Introduction à la littérature religieuse judéo-hellénistique : pseudépigraphes de l'Ancien Testament

L'ouvrage est consacré à une présentation très détaillée de plus de
trois cents oeuvres regroupées sous l'appellation «Littérature religieuse
judéo-hellénistique», une appellation bien plus judicieuse que
l'habituelle : «Apocryphes ou de Pseudépigraphes de l'Ancien
Testament». Il reprend tous les livres apocryphes rattachés à un personnage
ou à un événement de l'Ancien Testament, classés selon l'ordre
de la Bible ; y sont joints les auteurs hellénistiques, ainsi qu'une série
d'oeuvres mentionnées habituellement, à l'exclusion toutefois de Philon
et de Flavius Josèphe. La présentation de chacune des oeuvres commence
par un résumé. Viennent ensuite les témoignages des auteurs
anciens et des catalogues d'oeuvres apocryphes. Sont ensuite analysées
toutes les versions anciennes de l'oeuvre : textes hébreu, araméen, grec,
latin, syriaque, arabe, éthiopien, copte, arménien, géorgien, d'autres
encore. Pour chaque version, le lecteur trouvera la liste complète des
manuscrits connus, la présentation de toutes les éditions (base manuscrite,
principes d'édition, etc.), ainsi que les traductions en langues
modernes. Sont données ensuite les indications sur la date, l'auteur ou
le milieu d'origine de l'oeuvre ; toutes les hypothèses sont reprises avec
les arguments developpés. Sur tous ces points, l'ouvrage vise en effet à
être exhaustif.
L'intérêt de cette littérature n'est plus à démontrer. Elle reflète
d'abord les défis posés au Judaïsme de l'Antiquité, en particulier dans
sa confrontation avec l'Hellénisme. Les deux attitudes possibles, ouverture
ou repli sur soi, se retrouvent, avec bien des nuances, dans cette littérature.
Florissante à l'époque de la naissance du Christianisme, cette
littérature religieuse a exercé une influence notable sur le Nouveau
Testament (l'index biblique le montre clairement). On peut ajouter
enfin qu'elle manifeste l'efflorescence remarquable de la littérature
juive antique : à côté de ce qui deviendra le rabbinisme, la culture juive
antique a développé une littérature religieuse dont les accents
théologiques étaient notablement différents ; pour ce motif entre autres,
cette production littéraire (que l'on qualifiait encore naguère de
minoritaire) s'est vue progressivement écartée au profit du rabbinisme.
Pour toutes ces raisons, l'ouvrage rendra service aux exégètes de
l'Ancien comme du Nouveau Testament, aux historiens de l'Antiquité et
à ceux qui s'intéressent à la littérature juive antique.