Performance au travail : et si tout commençait par les bureaux ?

L'explosion des chiffres du chômage l'avait presque fait oublier, mais la question de la qualité de vie au travail fait de nouveau les gros titres
des médias, dans un registre plutôt dramatique où il n'est question que de stress, de mal-être, de harcèlement voire de violence faite aux
salariés, quand ce n'est pas de suicide.
Peut-on encore, au XXI<sup>e</sup> siècle, accepter que le travail soit associé à la souffrance et non au plaisir ? Existe-t-il des entreprises qui ont
mis au coeur de leur projet la qualité de vie au travail ? Comment ont-elles pu concilier cet objectif avec leurs contraintes budgétaires ?
Actineo, l'Observatoire de la qualité de vie au bureau, a demandé à Alain d'Iribarne, directeur de recherche au CNRS, de faire la synthèse
de la très riche matière première amassée sous sa direction durant sept ans d'observation, de veille technologique et de confrontations
d'idées sur la qualité de vie au bureau.
À travers cet ouvrage, qui s'appuie sur de nombreux témoignages, études et enquêtes, il passe en revue les paramètres qui influencent la
qualité de vie au bureau : le stress (qui coûterait chaque année à la France 3 à 5 % de son PIB !) le management, l'open space, les
technologies, l'architecture, l'implantation géographique, la conduite des projets immobiliers... sans oublier un facteur trop souvent négligé :
l'aménagement intérieur des espaces de bureau.
Alain d'Iribarne nous interpelle avec pertinence - et impertinence ! - sur la question cruciale des rapports de l'entreprise au bien-être de
ses salariés, sans esquiver une question-clé en période de crise économique : celle de la rentabilité des investissements consentis pour
améliorer le cadre de travail.
Et si, tout bien pesé, la performance passait par la qualité de vie au bureau ?