Les Papous : une diversité singulière

Les Papous ? D'authentiques sauvages,
rescapés de la préhistoire, vivant dans
la forêt vierge et qui n'ont pour certains
«jamais vu de Blanc» ? Ce cliché, hérité
du XIX<sup>e</sup> siècle colonialiste, entretenu
par des médias en mal d'exotisme,
masque une réalité autrement complexe.
Peuples premiers de la Nouvelle-Guinée
- île immense au large de l'Australie -,
les Papous, horticulteurs et éleveurs
dans les plaines littorales, les forêts
tropicales ou les hautes terres,
ont développé une étonnante diversité
de langues, d'organisations sociales
et d'expressions artistiques.
La colonisation, l'évangélisation,
l'exploitation minière, la partition
du territoire - État indépendant de
Papouasie-Nouvelle Guinée depuis 1975
à l'est, province indonésienne à l'ouest -
et la mondialisation ont laminé ces modes
de vie traditionnels. Convoquant histoire
et anthropologie, Lorenzo Brutti retrace
cinq siècles de contacts mouvementés
entre autochtones et Occidentaux
et donne à comprendre l'originalité
et la richesse des cultures papoues.