Le roi. L'habit vert

<<la acquiert="" caillavet="" ce="" choses="" connaissent="" de="" des="" dieux.="" est="" et="" flers="" genre="" ils="" la="" les="" ne="" on="" pas="" rivaux.="" sont="" toutes=""/>>. Vollà ce qu'écrivait le très sérieux fondateur du Vieux-Colombier, Jacques Copeau.
Le Roi (1908) oppose un souverain en visite en France à un bourgeois millionnaire : personne n'est épargné tout au long de cette satire tracée à gros traits. Outre les développements qu'engendre cette confrontation, traversée par des intrigues amoureuses, la comédie exploite le penchant que la France républicaine - mais pas moins sentimentale pour autant - éprouve pour la monarchie. La grande adresse des auteurs était d'inviter les spectateurs à un joyeux jeu de massacre, visant leurs propres ridicules.
Avec L'Habit vert (1912), c'est à la vétusté déjà anachronique de l'Académie française qu'ils s'attaquent. Au risque de se voir interdire, par ce geste irrévérencieux, l'espoir de devenir Immortels ! Souci bien inutile, puisque les académiciens, peu rancuniers, accueillirent Robert de Flers en 1921, faisant de lui le plus jeune d'entre eux.>>
Pierre Barillet