Tu me crois la marée et je suis le déluge : poèmes et chansons socialistes du XIXe siècle

Tu me crois la marée et je suis le déluge : poèmes et chansons socialistes du XIXe siècle

Tu me crois la marée et je suis le déluge : poèmes et chansons socialistes du XIXe siècle
Éditeur: L'Harmattan
20231113 pagesISBN 9782140351792
Format: BrochéLangue : Français

La première dans son genre, cette anthologie prouve que la poésie socialiste du XIX<sup>e</sup> siècle est présence, participation, idéal réformiste et révolutionnaire : une parole qui voit loin, jusqu'à nos jours et à demain. L'union poésie-politique se fait solide, et la Vérité commence à parvenir au peuple. C'est une poésie de la paix, de la justice, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. On est face à une littérature réformiste, liée aux changements du socialisme. On découvre un autre XIX<sup>e</sup> siècle. La littérature se fait totale.

La vraie poésie parle pour les pauvres, les humbles, les opprimés, les vaincus, les battus, les malades, les inconnus et les imprévus qui se montrent, qui souffrent, qui connaissent la véritable douleur, quelque part, en France et dans le monde entier.

La poésie socialiste de cette anthologie libère la vie et le rêve, le travail et le droit au rêve, en restant un langage du coeur, sans un but d'utilité, tout en étant très utile.

La poésie socialiste du XIX<sup>e</sup> siècle est politique et idéale. Elle est dans son temps et dans le nôtre, et dans tout temps. Elle lutte contre l'industrialisation sans règles et l'occidentalisation destructrice attaquée aussi par Baudelaire.

C'est la poésie de l'angoisse de l'être : elle nous dit qu'il faut avoir un regard sur le monde, et proposer des réformes indispensables, pour faire sortir le peuple de sa terrible condition.

Le XIX<sup>e</sup> siècle donne à la poésie une chance énorme : celle de pousser les gouverneurs aux réformes nécessaires, pour l'école, l'économie, le travail, la situation dégradée des villes, les campagnes abandonnées.

C'est une poésie vivante, qui s'ouvre à toute frontière.

On est face à une parole qui change le monde. Elle fait peur parce qu'elle dit la vérité de la justice, de la révolution des coeurs, de la politique-philosophie de la vie.

On pourrait parler d'une littérature née de la démocratie socialiste tout court et du réformisme républicain.

Encore une fois, le concept de culture et celui de culture populaire sont à revoir.

Celui de littérature lui aussi.

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