Le sultan Misapouf et la princesse Grisemine

Claude-Henri de Fusée, comte de Voisenon, dit l'abbé du Jard,
entra dans les ordres sur décision de sa famille, car il en était tout
simplement le fils cadet. Mais il ne s'intéressa toute sa vie qu'au
théâtre et à la littérature. Il fréquenta les salons en vogue et fit la
connaissance de grands auteurs tels que Crébillon fils et Voltaire,
qui lui conserva son amitié jusqu'à sa mort et qui rédigea même son
épitaphe. Grâce à ce précieux soutien, Voisenon entra à l'Académie
française, où il prit le fauteuil de Crébillon père.
Dans ce texte léger, un sultan et son épouse se racontent tour à
tour les métamorphoses qu'ils subirent par le passé. Ce dialogue
est prétexte à un échange grivois, dans lequel tout est suggéré avec
humour plutôt que dit. Par exemple, les princesses doivent y trouver,
non pas chaussure à leur pied, mais «petit doigt à leur anneau».
Ce qui implique de nombreux essayages...