Noyer au rêve

Noyer au rêve
La tige libère le saut encore brou et la mémoire de l'être-poète tient éveillé un dieu phonémique. Il donne corps aux ondulations d'une attente révélatrice dans ce recueil où pour d'autres jonctions / des figures jaillissent de ma cosmose . Le rythme de la poésie est décidé par une lame de fond, les mots remontent, parfois vertigineusement, à la surface de l'oubli. Ils nomment Faiseuse de vagues , celle qui souffle sur le feu des trois langues. Dans cette étreinte, le noyer est à l'enfance, à la nudité du rêve, aux jours-flotteurs d'anneaux... Végétal, un quatrième idiome sécrète le manque au fil des poèmes par les racines et les chatons du noyer. Nucarul , l'arbre mythique est témoin volubile de cet autre exil - meurtrissure dans la chair des vocables maternels. Par-delà la perte, une sève non répertoriée / s'offre aux nouvelles entremises des mots / sur les calvaires d'une langue personnelle - le territoire intime de l'être s'éploie vers un autre exorde...