Les films de science-fiction

Star Wars, Alien, 2001, Terminator, La Mouche, E.T., Matrix... et bien d'autres encore :
les films de science-fiction font partie des plus grands succès de leur temps, mais ce
sont aussi souvent des films mythiques qui ont marqué des générations entières. Les
cinéastes les plus connus, de Tarkovski à Spielberg en passant par Kubrick ou Truffaut,
se sont illustrés dans le genre.
Pourtant, la science-fiction est encore, dans les années 60-70, confinée dans les faibles
budgets, à part quelques oeuvres isolées (dont le Metropolis de Fritz Lang et le 2001,
l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick). Avec le succès phénoménal des films de Steven
Spielberg, George Lucas, Ridley Scott, James Cameron dans les décennies 70-80, elle
devient l'un des genres les plus populaires.
La science-fiction met à jour les fantasmes et les questions nées avec les progrès de la
médecine et l'évolution des lois et des moeurs. Chaque période du cinéma de science-fiction
reflète les craintes et les espoirs de son époque : peur de l'apocalypse nucléaire
dans les années 50-60 ( Le Jour où la Terre s'arrêta, La Guerre des mondes... ), peur de
la décadence de la société dans les années 70-80 ( Soleil vert, Blade Runner, New York
1997... ), crainte d'une société eugéniste ou d'un monde virtuel dans les années 90
( Gattaca, Matrix, The Truman Show ), thème écologique du sauvetage de la planète à
partir des années 70, et bien sûr fascination pour la «nouvelle femme», qu'elle soit
incarnée par Sigourney Weaver ou Linda Hamilton.
L'autre aspect essentiel des films de science-fiction est leur imagerie et le plaisir qu'elle
procure, et prétendre ramener toute la science-fiction à des idées graves, c'est la
priver d'une partie de ses charmes visuels, sonores, verbaux : les robots, les héroïnes
sexy et les costauds musclés aux prises avec de gluants aliens, les mutations corporelles
hideuses, mais aussi les «bips-bips» et le jargon technique et futuriste...
Car c'est là la force des films de science-fiction : réussir à toucher les spectateurs de
toutes les générations, par leur côté spectaculaire, parfois «pop corn movie», presque
enfantin, et en même temps à parler de la place de l'Homme dans l'univers, à questionner
le monde et son avenir.
Une filmographie du cinéma de science-fiction, organisée par décennie, complète
l'ouvrage.