Dans l'enfer de Dunkerque, mai-juin 1940 : matelot sur le contre-torpilleur Léopard

Le 3 avril 1939, Pierre Paillon est appelé à
rejoindre Toulon pour effectuer son service
militaire, dans la Royale. Il est affecté comme
matelot-cuisinier sur le contre-torpilleur Guépard
de la division Guépard-Verdun-Valmy où il accomplira
de nombreuses missions d'observations et de
surveillance des convois alliés en Méditerranée.
La guerre est déclarée le 2 septembre 1939.
Le matelot-cuisinier-mitrailleur Paillon est muté à
Brest pour embarquer sur le Léopard de la division
Jaguar-Chacal-Léopard. Il participera à l'expédition de
Narwik.
Puis ce sera la bataille des ports à Boulogne-sur-Mer, Dunkerque et
Calais, en mai 1940. Il faut retarder l'avance des troupes allemandes. La
division navale de Pierre Paillon a pour mission de détruire les ports
de Boulogne-sur-mer, Calais et Dunkerque. Plus de 500 navires de tous
tonnages seront sur place pour essayer de sauver ce qui peut être sauvé
et notamment évacuer 340 000 soldats et marins. Dans la bataille, le
Jaguar et le Chacal sont coulés par les torpilles allemandes ou les bombes
des stukas. Le Léopard , quant à lui, est chargé, le 6 juin 1940, de conduire
le reporter de guerre Joseph Kessel, à Folkestone, en Angleterre.
Dès son arrivée, le Léopard est immobilisé à quai par la marine
britannique et ne peut rejoindre la France. Son équipage est vidé manu
militari et jeté derrière les barbelés jusqu'en décembre 1940.
Pierre Paillon parle de trahison sans honneur des alliés anglais.
Revenu en France, il s'enrôlera, dès 1942, malgré tout, dans le Groupe
Ange, une branche du réseau Buckmaster.
La préface est du médecin-général Henri Delolme.
La postface est rédigée par le colonel Mouyren.