Travail, gouvernementalité managériale et néolibéralisme

Les nouvelles formes de domination au travail et leurs
conséquences viennent rappeler la nature funeste du capitalisme.
L'habitacle n'est pas pour autant ébranlé et sa durabilité nous
conduit à interroger la gouvernementalité managériale et le
néolibéralisme qui constituent ses deux renforts principaux.
L'étude des affinités électives entre puissance managériale et
puissance néolibérale permet de comprendre les mécanismes
modernisés de l'enrôlement du travail.
L'ouvrage tente de percer à jour la dynamique contemporaine
de rationalisation du travail et analyse pour ce faire les
formes de mobilisation et les modes d'usage de la force de
travail forgés par le management. Autour de la matrice de
la rationalisation, du concept central de rapport salarial, de
la problématique du management du travail et du travail du
management, des objets de la domination et de l'appropriation
au et par le travail, se pose tout un ensemble de questions
qui dessine les contours d'un programme de recherches sur
lequel peut s'adosser une théorie critique renouvelée du travail.