Voyageurs en Vendée : rencontres

Au XIX<sup>e</sup> siècle, parfois bien avant, nombre de voyageurs se
sont risqués en Vendée pour y voir bien autre chose qu'un
bout du monde qui ne posséderait ni monuments ni sites
grandioses. Ils nous décrivent un pays étonnamment contrasté,
celui d'avant la route goudronnée, le remembrement et
l'uniformisation des terroirs.
Le Bocage, forteresse végétale et secret «pays des croix».
La Plaine, nue et volontiers ouverte à l'extérieur. Les Marais,
qu'ils soient qualifiés de breton ou de poitevin, dont les silencieux
paysages noyés d'eau, la «nature vierge» sont propices
aux réfractaires. La côte et les îles, qu'un Bénédictin affirme
peuplées d'ivrognes et de pilleurs d'épaves.
Sous la plume de ces voyageurs, une terre ressurgit, qui
n'est que d'hier, mais déjà marquée par la fidélité et le respect
mutuel, la solidarité, l'engagement et l'accueil.