1.000 pin-up girls

«Girls, Gags & Giggles», voilà la recette de l'éditeur Robert
Harrison pour servir les pin-up des États-Unis aux mâles
américains. Pendant les années 1950, ses magazines de pin-up
se sont vendus par millions, avant de devenir les symboles des
cultures pulp et trash.
Ces filles aux formes généreuses et à la lingerie affriolante,
dessinées avec brio, sont rapidement devenues plus populaires
encore que le dessert national américain. Le mot d'ordre
était toujours : «Ne jamais tout montrer». Avec un joli sourire
pour l'objectif, les modèles exprimaient juste ce qu'il faut de
sex appeal sans paraître trop sophistiquées ni artificielles.
C'étaient les «filles d'à côté» dont le pouvoir de séduction très
sain faisait rapidement oublier la mise en page délibérément
ringarde du magazine. Leur teint de rose et leurs poses innocentes
aguichent encore à une époque où les supports beaucoup
plus crus sont devenus la norme.
"Girls, Gags & Giggles" - this was publisher Robert Harrison's
recipe for dishing up the American pin-up to the U.S. male.
In the 1950s his girlie magazines sold by the millions, before
becoming icons of pulp and trash culture.
These skilfully illustrated girls with their curvaceous forms
and inviting lingerie soon overtook America's national dessert,
in terms of popularity. "Never show every thing," was always
the motto. Smiling prettily at the camera, the models exuded
just the right amount of sex appeal without seeming too
sophisticated or artful. They were the "girls next door" whose
wholesome attraction soon made one forget the magazines'
deliberately trashy presentation. Their rosy complexions and
innocent allures still titillate even in an age when far more
graphic material is the norm.
Girls, Gags & Giggles - nach diesem Erfolgsrezept brachte
Verleger Robert Harrison in den 1950er-Jahren Millionen von
Girlie-Magazinen mit Pin-Ups an den amerikanischen Mann.
Dieselben Motive sollten Jahrzehnte später zu Ikonen der
Pulp- und Trash-Kultur werden.
Die kunstfertig illustrierten Girls mit üppigen Kurven und
einladender Reizwäsche waren bald sehr beliebt. "Niemals
allez zeigen" war stets das Motto. Hübsch in die Kamera
lächelnd, strahlten die Models genau die richtige Dosis Sex-Appeal
aus, ohne zu emanzipiert oder künstlich zu wirken. Die
natürlich-frische Attraktivität dieser "Mädchen von Nebenan"
ließ die billige Aufmachung der Magazine vergessen. Ihre
rosige Gesichtsfarbe und unschuldige Aura erregen auch heute
noch, in einer Zeit, wo weitaus expliziteres Material an der
Tagesordnung ist.