ONU : droits pour tous ou loi du plus fort ? : regards militants sur les Nations-Unies

Au fil des années, l'Organisation des Nations Unies a déçu beaucoup
d'espoirs. Les changements dans le monde viendront d'en bas, c'est
certain. Mais, étant donné les rapports de force actuels, n'est-il pas
temps de s'interroger sur les relations entre les mouvements sociaux et
altermondialistes et l'ONU ? Le monde se porterait-il mieux sans l'ONU ?
Les Nations Unies ne sont-elles pas aussi une tribune pour tous les pays
et où peuvent s'exprimer des voix discordantes ? Et n'est-elle pas plus ?
Quelles convergences entre les aspirations des mouvements sociaux et
les droits stipulés par l'ONU ? En quoi l'ONU peut-elle devenir une alliée
dans les luttes locales et inversement ? Le CETIM a rassemblé divers
regards militants sur l'ONU pour lancer un débat tourné vers l'action et le
changement.
«A une époque où l'Organisation des Nations Unies fait l'objet
d'une véritable colonisation par les entreprises transnationales et
du mépris des Etats-Unis, il était important d'analyser ce processus
et d'indiquer les pistes d'une remise en valeur d'une institution,
certes grandement perfectible, mais indispensable pour assurer la
paix et réguler le système économique mondial. Promouvoir un
autre Droit international fait partie des petits pas conduisant à
terme à une autre logique économique et politique. Cet ouvrage au
contenu très riche y contribue.»
François Houtart, directeur du Centre tricontinental (Cetri)
et d'Alternatives Sud
«Il était grand temps que les militants, en particulier alter-mondialistes,
s'approprient ce bien commun qu'est l'ONU. Et cela de
manière aussi experte que les juristes spécialisés. Ce livre va
contribuer de façon décisive à mettre le chantier de la réforme des
institutions internationales au premier rang des débats et des
campagnes de tous ceux qui luttent pour un autre monde
possible.»
Bernard Cassen, journaliste et directeur général du
Monde diplomatique , président d'honneur d'Attac France