Le grand livre de la Provence. Vol. 3. La reine Jeanne, le roi René, Laure et Pétrarque : la fin de l'indépendance provençale (XIVe-XVe siècle)

Après la Provence grecque, romaine,
barbare et chrétienne ; après le
mariage, en 1246, de Béatrice apportant
en dot la Provence à Charles I<sup>er</sup> d'Anjou,
futur roi de Naples ; après l'irrésistible
ascension d'Avignon devenue la «nouvelle
Rome», voici racontée dans ce
troisième volume la période la plus
passionnante de l'histoire provençale
au travers de trois figures légendaires
des XIV<sup>e</sup> et XV<sup>e</sup> siècles : la belle reine
Jeanne et le bon roi René, sans oublier Pétrarque et son inaltérable
amour pour Laure de Sade.
Il advient que la réalité dépasse la fiction...
Quelle destinée que celle de Jeanne I<sup>re</sup>, orpheline, reine de Naples et
comtesse de Provence, couronnée par son grand-père, mariée à sept ans,
soupçonnée d'avoir trempé dans l'assassinat de son premier mari,
remariée trois fois et finalement assassinée par son neveu et fils adoptif !
Qui était-elle vraiment : Messaline ou princesse de conte de fée ?
Femme fatale qui se trompa d'époque, en six mois elle conquit durablement
le coeur du peuple provençal.
René fut, à son avènement, l'un des princes les plus puissants
d'Occident. L'Italie le découronne. Il perdit tout, ses États, son épouse,
ses fils et petits-fils. Amoureux des lettres et des arts, il prit alors une
retraite dorée à Tarascon, Aix et Marseille, dans cette Provence de la
pré-Renaissance qui allait bientôt devenir française.
Avec son humour et son style inimitables, Maurice Chevaly nous conte
la grande et la petite histoire, les hauts faits d'armes comme les secrets
d'alcôve avec, selon le romancier Pierre Magnan, «la tranquille lucidité
d'un qui analyse le monde depuis Sirius». Ce récit haletant, abondamment
documenté et illustré, se lit comme un roman policier historique.