Les stores rouges : au coeur de l'infiltration et de l'arrestation d'Action directe (1979-1982) : témoignage

13 septembre 1980 : des policiers arrêtent armes à la main,
à Paris, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan d'Action
directe.
«Il existe en France, écrit Le Nouvel Observateur , une
superbrigade antiterroriste. Jusqu'au 13 septembre, c'était
un secret.»
Alors jeune commissaire de police, Jean-Pierre Pochon
dirige la cellule des Renseignements généraux qui s'est
glissée dans la psychologie des membres d'Action directe en
usant de méthodes jusqu'alors inédites de retournement et
d'infiltration.
En mai 1981, peu après son élection, François Mitterrand
amnistie les dirigeants d'Action directe. Un an plus tard, le
13 mars 1982, Gabriel Chahine, le principal informateur de
la police qui a infiltré Action directe, est abattu. C'est le début
de l'engrenage sanglant. Le plus célèbre groupe d'extrême
gauche de France va multiplier les assassinats, notamment
celui de Georges Besse et du général Audran.
C'est en mémoire de la «balance» Gabriel Chahine,
ce personnage de la nuit, que Jean-Pierre Pochon a écrit ce
récit exceptionnel qui ne ressemble en rien à des mémoires
de flic.
Mais qui a donné le nom de Gabriel Chahine ?
Par son rythme, sa précision, la qualité de ses atmosphères,
Les Stores rouges est le roman policier des années 80,
un document fascinant sur les méthodes du Renseignement
français, une réflexion sur l'ambiguïté et la manipulation.