Témoignage autobiographique. Vol. 2. Les tribulations d'un adolescent kabyle à Constantine

Mokrane, féru de westerns américains, prénommé « Peau rouge » ou « Roy Rogers », était laid, marchait dos courbé, et était comparé à Quasimodo.
Il a passé son adolescence à rechercher son Esméralda. Il a aimé une fille dite « Squouletta », qui l'a repoussée, lui préférant un « chibani » (un vieux riche !).
Mokrane s'est toujours trouvé obligé de se bagarrer, contre une opinion publique superstitieuse, qui le rejetait. Il s'est senti investi d'un « Devoir divin », qui faisait peur aux autres, par superstition.
Il n'en avait que faire des coups qu'il recevait. Sa mère Fatima l'encourageait même. Elle sera sa complice invétérée ! Sa grand-mère maternelle Ouahchia, fera pareil. Ces deux femmes kabyles, au caractère de fer, en faisaient voir de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel aux machistes, qu'ils fussent indigènes-arabes ou kabyles !
Et Mokrane, adolescent incorrigible, en profitait. Pour gagner son pari, une place de cinéma, c'est muni d'un revolver en bois qu'il s'attaquera à un bar de Légionnaires à Constantine ; en Kabylie, il aura à en découdre avec la gendarmerie nationale française ; il fera échouer une passe charnelle à un hermaphrodite, et bien d'autres aventures l'attendront encore, dont l'épisode du hammam avec les femmes !