Vadim, un play-boy français

Faire revivre Roger Vadim ne saurait s'envisager qu'en ressuscitant
une époque, un style, des personnages oubliés : tout un monde que l'on disait
«vadimien». C'est le pari de cette biographie joueuse, buissonnière, pleine de
partis pris et digressions. Quant à la quatrième de couverture «idéale», elle fut
écrite par Pascal Thomas, au lendemain de la disparition de Roger :
«Vadim avait toutes les qualités qui font défaut aux cinéastes d'aujourd'hui. Il
était beau, léger, désinvolte, paresseux, joueur, dilettante. Il n'avait rien de ces
petits profs buveurs d'eau, avares d'eux-mêmes et de leur temps. Vadim [...]
savait donner, savait flamber, savait boire sans retenue, à la russe. [...] Croyant
filmer les beautés de sa femme dansant à Saint-Tropez, il inventait un style,
une autre façon de faire du cinéma, et précédait ainsi cette chétive Nouvelle
Vague qui allait lui emprunter beaucoup, lui emprunter surtout sa liberté
inimitable, sans parvenir jamais à saisir le secret de son charme. Ce charme
qui nous donnait des films tels des écrins faits souvent avec nonchalance et
toujours avec beaucoup d'élégance, films dans lesquels ont surgi des femmes
qui, à chaque fois, allaient faire rêver des générations entières.»