Aux origines de l'Entente cordiale : la reine Victoria à l'Exposition universelle de Paris : 18-27 août 1855

En 1814, et encore en 1815 à l'issue des Cent Jours,
les Coalisés occupent Paris et une grande partie
du territoire français. Il faut le bannissement de Napoléon
I<sup>er</sup> à Sainte-Hélène pour ouvrir une période
de paix durable, qui met un terme à l'antagonisme
existant depuis plusieurs siècles entre la France et
l'Angleterre.
Mais il est nécessaire d'attendre quarante ans après
Waterloo pour que, poursuivant un processus de
rapprochement initié dès le congrès de Vienne par
Talleyrand, l'empereur Napoléon III, un autre Bonaparte,
obtienne de Victoria, reine d'Angleterre et
d'Irlande, qu'elle effectue une visite d'État en France.
Les fastes déployés à l'occasion de cette venue
sont destinés à séduire la souveraine britannique, en
vue de donner corps à ce qui déjà, dans les discours
officiels, prend le nom «d'Entente cordiale». Ainsi,
en ces chaudes journées d'été 1855, se dessine
l'alliance militaire qui, à partir d'août 1914, conduira
les soldats français et anglais à se battre côte à côte
contre les armées allemandes.
Dans un récit passionnant et d'une grande richesse,
ce voyage improbable, pourtant si important pour
l'histoire diplomatique et militaire européenne, est
décrit dans ses moindres détails et commenté, depuis
son organisation par les chancelleries jusqu'au
départ triomphal de la reine d'Angleterre au soir du
27 août 1855.