La forme des nuages d'après Howard. Essai de théorie météorologique

Dans les écrits du météorologue anglais Howard,
Goethe crut trouver le soutien tardif de la science
positive à l'une de ses plus fermes convictions : la
nécessité de s'en tenir en matière de théorie aux
phénomènes, de faire retour - comme le dira plus
tard Husserl - aux «choses mêmes». Il approchait de
soixante-dix ans, et venait d'entreprendre l'étude des
phénomènes atmosphériques, auxquels il portait
depuis toujours un vif intérêt.
Deux textes s'ensuivront, qui n'avaient encore jamais
été traduits en français : la Forme des nuages (1820) et
l' Essai de théorie météorologique (1825), où se mêlent
observation, théorie, et autobiographie, comme pour
souligner l'intimité de la pensée et de la vie.
On pourra bien sûr les lire dans une perspective
épistémologique, ou comme documents pour
l'histoire de la météorologie. Mais plus encore, ce sont
les liens de l'homme et de la terre qu'ils nous
invitent à interroger.