Scholae discimus : pratiques scolaires dans l'Antiquité tardive et le haut Moyen Age

Scholae discimus
Pratiques scolaires dans
l'Antiquité tardive et le Haut Moyen Âge
Les deux mots qui constituent le titre principal de cet ouvrage sont empruntés à une
lettre à Lucilius de Sénèque. En signifiant paradoxalement « nous apprenons pour
l'école » et non pas « par l'école », ils fondent par là même l'école comme une institution
en soi et pour soi et font d'elle un programme autarcique d'accès au savoir.
Ce mode d'apprentissage en circuit fermé raillé par Sénèque est bel et bien le modèle
d'éducation qui a traversé les siècles jusqu'à l'Antiquité tardive et le Haut Moyen Âge
mais aussi, à l'évidence, jusqu'à l'époque moderne.
Le livre se concentre sur l'époque tardo-antique et médiévale latinophone et montre
comment l'instruction passe par d'une part par l'apprentissage systématique de la
langue latine par le biais de manuels grammaticaux, les Artes grammaticae , d'autre
part par la lecture d'auteurs classiques canoniques, toujours les mêmes d'un siècle à
l'autre (Virgile, Térence, Cicéron... et jamais les auteurs contemporains), par le biais
de manuels d'explication littéraire, les Commentarii.
Cet ouvrage a été publié avec le soutien de Miur « Messaggeri della conoscenza »
(Université de Naples - Frédéric II)