Mon combat pour les enfants autistes en Martinique : l'expérience du centre Atoumaux, structure d'accueil de jour pour enfants : les raisons d'un échec

Mon combat pour les enfants autistes
en Martinique
À l'âge de 4 ans, Gisèle et sa jeune mère ont dû suivre en
métropole le chef de famille, militaire de carrière, de retour du
Vietnam. Elle traînera comme un boulet le traumatisme de son
déracinement. Entre pension et internat, sa jeunesse parisienne
aura été celle d'une jeune fille soumise à l'autorité d'un père à la
personnalité trouble. Plus tard, alors qu'elle avait réussi à fonder
un foyer, elle devra plier devant le comportement raciste de sa
belle-famille.
Gisèle finira par prendre son destin en main. Elle deviendra
aide-soignante, le métier dont elle rêvait. Après une vie active
passée en métropole, elle a choisi, en 1994, de retourner dans
son île. À la faveur de sa rencontre avec le petit Benjamin, elle a
découvert l'univers des enfants autistes. Son idée : créer pour eux
un centre de loisirs éducatifs. Mais dans l'île aux fleurs, son projet
baptisé Atoumaux n'était pas le bienvenu dans le milieu médical, ni
souhaité par les services de l'administration. Récit d'un parcours du
combattant.