Firebreak

Parker vient de tuer un homme. S'il ne l'avait pas fait, c'est cet
homme qui l'aurait tué. Il était venu pour cela, il connaissait sa retraite.
Parker n'a que le temps de se débarrasser du cadavre ; son associé,
Frank Elkins, lui a donné rendez-vous dans un motel de Lake Placid
pour y rencontrer deux autres hommes : Ralph Wiss, le partenaire
habituel d'Elkins, un artiste des serrures et coffres-forts, et un nouveau
venu nommé Larry Lloyd, grand spécialiste des systèmes informatiques.
Leur cible est un superbe relais de chasse du Montana, appartenant à
un milliardaire de la net-économie. Ce dernier, grand amateur d'art,
possède une collection de tableaux d'une nature un peu particulière :
il ne s'agit que d'oeuvres volées, à de riches particuliers ou à des
musées internationaux. Et pour voler le voleur, il va falloir faire preuve
de beaucoup d'ingéniosité car le butin du milliardaire est à l'abri dans
une chambre forte secrète, protégée par de multiples systèmes
d'alarme et de surveillance.
La difficulté n'est pas pour déplaire à Parker si le jeu en vaut la
chandelle, encore lui faudra-t-il découvrir auparavant qui a envoyé un
tueur à gages pour le supprimer.
Quand Westlake se met dans la peau de Stark, le récit se fait efficace
et dépouillé. Ni chemins de traverse ni digressions ; la ligne droite est
le modèle narratif préféré de Richard Stark, ce qui ne l'empêche pas
de construire un scénario impeccable, digne des plus grands romans
d'action.