
Ray n'est pas à mettre entre toutes les mains. Roger Peyrefitte
y montre une sexualité exacerbée et sans tabous.
Lorsqu'il écrit ce livre à la fin des années 70, Roger Peyrefitte
revient d'un long séjour en Californie. Il découvre là une liberté
sexuelle encore inconnue. Dans cet État, les seventies sont les
fruits des conquêtes des mouvements hippies prônant la paix et la liberté
sexuelle. Pour la première fois, on peut et on veut faire l'amour pour le plaisir.
L'expression du désir physique devient un nouvel art de vivre. De nouveaux
établissements s'ouvrent dans le seul but avoué de favoriser les relations
charnelles entre partenaires de rencontres.
Tout cela émoustille intellectuellement un Roger Peyrefitte qui n'a plus rien
à prouver et qui laisse libre cours à son imagination et son désir de provoquer
ses chastes contemporains.
Sur un fond de lutte politique pour la reconnaissance de l'homosexualité,
l'auteur décrit les découvertes sensuelles d'un (très) jeune fils de famille
de Beverly Hills, quartier résidentiel de Los Angeles. Alliant la nécessité
culturelle de gagner de l'argent au plaisir, Roy devient un prostitué chic,
allant de clients célèbres en protecteurs richissimes.
À une époque où les infections sexuellement transmissibles se soignaient
très facilement à coups d'antibiotiques, Roy se laisse aller à toutes
les découvertes et profite de tous les plaisirs.
Le ton très libre de Roger Peyrefitte dans cet ouvrage le réserve à un public
averti.