Ombre et mémoire de la guerre du Vietnam dans les élections présidentielles américaines depuis 1992

Aux États-Unis, trente ans après la fin de la guerre du Vietnam,
le débat entre partisans et opposants au conflit n'est pas terminé.
Lors des élections présidentielles américaines de 2004, la guerre
du Vietnam redevient soudain un argument électoral, utilisé des
deux côtés de l'échiquier politique. Ce thème est caractéristique de
la place de la guerre comme enjeu électoral dans les élections
présidentielles aux États-Unis, et de la façon dont les présidents
veulent s'affirmer comme chef de guerre devant la nation.
Cette instrumentalisation du passé observée depuis 1992 met en
lumière les paradoxes qui régissent la vie politique des Américains.
Entre la véracité du passé militaire des hommes politiques et la
complexité de la mémoire collective, on assiste à un véritable
déchirement sur ce sujet.
Le syndrome du Vietnam est-il vraiment enfoui dans les
mémoires ?