Rue des miracles : ex-voto mexicains contemporains

Prostitution, drogue, sida, catastrophes... à Mexico-City, en ce
début de XXI<sup>e</sup> siècle, les oeuvres d'Alfredo Vilchis et de ses fils
s'inscrivent dans la tradition des peintures d'ex-voto. Sur de
fines plaques de métal ou de bois, l'artiste consigne les récits de
miraculés dédiés à la Vierge de Guadalupe, à saint Sébastien ou au
Saint Enfant d'Atocha.
Voici l'histoire de Ricardo dont le père a enfin admis l'homosexualité,
celle du cuisinier des tours jumelles new-yorkaises renvoyé la
veille du 11 septembre 2001, celle de Yolanda prostituée dans le
quartier de la Merced qui conclut ainsi son récit : «Sois bénie
Sainte Vierge grâce à foi je peux exercer ce métier et aider mes
parents à vivre.»
Des histoires vraies, parfois drôles, souvent pathétiques, le peintre
représente avec réalisme ces grands ou petits miracles cloués
ensuite sur les murs des églises, témoignages de la lutte pour la vie
et d'une confiance aveugle dans le ciel.
Cet ouvrage rassemble quinze années du travail de l'un des plus
grands artistes du Mexique. Il est à la fois la reconnaissance d'une
oeuvre, une plongée dans le quotidien d'une mégalopole contemporaine
et un document sociologique à vocation universelle.