L'année du cyclisme 2014

Silence, on chute... Tel pourrait être le résumé de cette année de
cyclisme. Chutes à l'avant, chutes à l'arrière, chutes spectaculaires,
chutes amorties, presque feutrées... Certes, le vélo, avec
ses minces pneus, dérape souvent sur un sol pluvieux, poussiéreux,
sur des pavés trop lisses, dans des descentes trop abruptes. La
chose n'est pas nouvelle, et elle continuera. Mais, en cette saison
2014, les chutes ont joué un grand rôle dans l'écriture d'un
palmarès... pas forcément scandaleux. Parmi les chutes remarquables
- si l'on peut dire - de l'année, il y eut celle de Mark Cavendish, dès
le départ du Tour de France, qui ouvrit une voie royale à Marcel Kittel,
nouveau roi du sprint. Sur ce même Tour, Chris Froome, tenant du titre,
est allé à terre avant d'abandonner. Quelques jours plus tard, le grandissime
favori de la course, Alberto Contador, quittait la Grande Boucle
sur une chute. Vincenzo Nibali, quant à lui, est bien resté sur sa selle pour
donner une leçon de cyclisme à ses concurrents. Aussi à l'aise sur les
pavés qu'en haute montagne, il a écrasé l'épreuve de sa classe. Avec cette
victoire, l'Italien devient le sixième coureur à avoir remporté les trois
grands Tours. Avec lui sur le podium : deux Français, Jean-Christophe
Péraud et Thibaut Pinot, du jamais-vu depuis 1984.
Après avoir enlevé le Tour d'Italie, le Colombien Nairo Quintana, lui,
était en route vers le doublé Giro-Vuelta - un exploit réalisé seulement
trois fois dans l'histoire. Mais, en tête du Tour d'Espagne, il fut victime...
d'une chute !
Heureusement, certaines chutes furent moins violentes, comme celle
de Tony Martin. Tombé de son piédestal, le triple champion du monde
du chrono a subi la loi de Bradley Wiggins. D'autres chutes furent
même enthousiasmantes, comme celle du record du monde de l'heure,
tombé sous les coups de pédale de Jens Voigt. Mais chut(e)... On vous
raconte tout dans L'année du cyclisme.