De la volonté de vérité à la mort de Dieu : l'amplitude des allures vitales de la connaissance nietzschéenne

De la volonté de vérité à la mort de Dieu : l'amplitude des allures vitales de la connaissance nietzschéenne

De la volonté de vérité à la mort de Dieu : l'amplitude des allures vitales de la connaissance nietzschéenne
Éditeur: L'Harmattan
2015128 pagesISBN 9782343064222
Format: BrochéLangue : Français

Nous proposons deux gestes pour décrire la pluralité des valeurs de la connaissance :

un regard biomédical dans la première section puis métabiologique dans la seconde.

Le premier geste montre que la théorie nietzschéenne de la connaissance suppose la

compréhension des concepts santé-maladie et toute l'amplitude de leurs relations.

Il s'agit de mettre à jour, à partir d'une interprétation de l'aphorisme 344 du Gai

Savoir de Nietzsche, une dialectique vérité-mensonge - de la vérité bienfaisante à

la vérité comme poison. Dès lors, au coeur de la théorie de la connaissance, une

dialectique santé-maladie laisse apparaître les différentes allures que prend la Vie se

faisant connaissante - du sain au pathologique.

Le second geste montre que l'ouverture de la connaissance à toutes les allures de la

Vie est la Mort de dieu. Cette seconde approche est métabiologique : elle inscrit les

valeurs de la connaissance dans l'horizon d'une philosophie de la Vie non réduite à

la polarité nietzschéenne de la santé et de la maladie. Maintenant l'objectif de décrire

les allures que prend la Vie dans la connaissance, elle laisse de nouveau apparaître

les valeurs pour la Vie de l'exigence de vérité mais en assimilant l'amplitude de ces

valeurs à la Mort de dieu. Dès lors, la signification restreinte de la connaissance

(se rendre immortel) qui était rémanente depuis Platon, s'en trouve bouleversée :

en les ouvrant à la Mort, la Mort de dieu démultiplie les allures Vitales de la connaissance.

C'est là une manière pour la Vie, sous la forme de la connaissance, non seulement de

se reformuler, mais de se métamorphoser et de renaître, de grandir.

A la fin de l'ouvrage, le biologiste Guillaume Baptist, lecteur personnellement et

professionnellement touché par Nietzsche, propose une réponse, écho de la science à

la philosophie inaugurant un nouveau dialogue entre philosophie et biologie.

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)