Arrêt de mort

Un procès d'assises vu du box de l'accusé où l'auteur nous plonge
avec émotion et lucidité dans l'obscurité des âmes et l'histoire
d'un désastre.
C'est en spectateur désabusé que l'accusé assiste à son propre procès.
Comme au théâtre, il voit les protagonistes défiler. Le box dans lequel il
est confiné lui donne le recul nécessaire pour les comprendre. Qu'ils
soient avocats, juges ou témoins, qu'ils soient venus pour l'accuser ou
le défendre, il en apprécie intérieurement la prestation, chacun jouant
de son mieux le rôle qui lui est attribué. Pendant trois jours, tous
tâcheront de juger, en leur âme et conscience, si oui ou non c'est bien
lui qui a tué Marie en la poussant du sixième étage.
Cette histoire où, jusqu'au dernier moment, on ne sait qui est le
meurtrier, se présente comme la chronique d'un procès criminel avec
une description à la fois réaliste et lyrique du monde de la justice, et la
satire d'un certain milieu politique et mondain.
Ce roman sur la culpabilité et son déni tient en haleine le lecteur
jusqu'au dénouement ultime.