De la monophonie à la polyphonie : variations du modèle portugais dans quelques romans épistolaires français du XVIIIe siècle

De la monophonie à la polyphonie
Variations du modèle portugais dans quelques romans épistolaires français du XVIII<sup>e</sup> siècle
Pour étudier le modèle principal du roman épistolaire portugais, initié par Guilleragues avec Lettres portugaises, trois oeuvres épistolaires représentatives du XVIII<sup>e</sup> siècle sont sélectionnées : Lettres de la Marquise de M*** au Comte de R***, Lettres d'une Péruvienne et Les Liaisons dangereuses. Elles sont les variations majeures du modèle portugais, indiquant les transmutations capitales de ce genre au XVIII<sup>e</sup> siècle et traduisant la tendance de la monophonie à la polyphonie.
En fait, le roman épistolaire portugais est composé principalement de lettres d'amour fictives. La marquise de M***, la Péruvienne Zilia et Mme de Tourvel se réfèrent à la religieuse portugaise Mariane et écrivent des lettres tendres, sentimentales et pathétiques à leur amant, mais, déçues, se renferment finalement dans leurs propres écrits et abandonnent toute illusion d'amour.
Les Liaisons dangereuses représente la quintessence du roman épistolaire.
Les deux libertins Valmont et Mme de Merteuil triomphent-ils vraiment dans les jeux de l'amour ? Devient-on véritablement heureux dans le libertinage ?
Les questions sont posées.