E. Bellini

E. Bellini
Éditeur: Serre
2003126 pagesISBN 9782864103875
Langue : Français

Qui ne connaît Emmanuel Bellini tant sur la Côte d'Azur

qu'à Paris, mais rares sont ceux qui ont pu pénétrer dans

cette chapelle cannoise où il a installé son atelier de

peintre. C'est un monde secret où l'on peut suivre l'évolution

de l'artiste qui a passé comme ses contemporains

par des tendances diverses mais toujours avec cet

amour de son art, cette générosité de la palette auxquels

il a ajouté la solidité de l'architecte. Cependant sa dernière

période consacrée à la vie intense et raffinée d'un

monde azuréen nous enchante particulièrement. On

admire ses calèches, ses chevaux, ses dames et ses messieurs,

ses casinos et ses palais baroques d'une époque

révolue. Il y a dans ses tableaux une élégance et un

esprit, joints à l'excellence de la palette...

Katia Granoff, Cannes (1980)

A la fois autodidacte de la peinture et connaissant à fond

le dessin, violemment coloré dans ses personnages, plus

doux et impressionniste dans ses vues de Paris, à part

dans ses évocations typiques de la Côte à la Belle Epoque,

poussant même vers la recherche abstraite tout en gardant

sa marque, Emmanuel Bellini a su créer une oeuvre

très personnelle, originale, puissante, qu'on n'oublie pas.

L'Amateur d'Art (1980)

Généreux, volubile, croyant obstinément aux beautés de

la vie, ce petit homme aux yeux perçants sous les épais

sourcils est de la race des Pagnol et Giono. Comme eux

d'ailleurs, il est entré de son vivant dans l'histoire de son

pays natal. Avec l'émerveillement d'un enfant, il découvre

-le plus souvent dans ses souvenirs qui sont extraordinairement

abondants- un spectacle de la nature ou de la rue

et traduit avec son coeur des scènes qu'il détache de leur

réalité quotidienne pour les marquer de sa personnalité.

Presse océan (1980)

Autre climat, autres couleurs : la palette de l'artiste est

éclatante lorsque la Bretagne l'inspire, les lieux évoquant

les endroits légendaires de Nantes, ainsi la Place Graslin,

se réaniment sous nos yeux. Dominante bleue, la lumière

est très étrange dans ses variations qui vont d'une touche

orangée à un violet discret ....

Ouest France (1982)

Coloriste subtil, observateur imaginatif, Emmanuel

Bellini nous fait pénétrer avec délice dans cet univers du

cirque qu'il chérit si fort et nous livre par ailleurs une

interprétation délicate et personnelle des plus grandes

oeuvres de Velásquez.

Prestige de La Côte d'Azur (1983)

Avec les Velásquez, Bellini nous livre une production qui

fera certainement date dans son oeuvre. On y retrouve

toujours le même sens de la couleur et des formes. Mais

avec un petit quelque chose en plus qui n'était jamais

apparu avec autant évidence : la fantaisie. Bellini s'est

beaucoup amusé à peindre ses Ménines, ses forgerons de

Vulcain, ses musiciens...

Nice Matin (1982)

«Bonjour, Monsieur Bellini»...Entrez donc... Je ne vous

demanderai pas le pourquoi de ce long intervalle parisien,

mais je puis vous dire que vous êtes impatiemment attendu

car vous apportez des oeuvres ardentes, nouvelles,

mais apparentées à celles que nous avons admirées dans

les principales galeries et musées du monde. Vous venez

animer notre grisaille et nous dire le bonheur des pays du

soleil et de couleurs que vous avez glorifié, sans oublier

paris avec ses églises que vous avez peintes, vous servant

de votre formation d'architecte...

Katia Granoff, Paris (1986)

Une image heureuse de Vichy à la Belle Epoque nous invite

à une promenade dans le temps par les hauts lieux de

notre cité. Une peinture d'un métier affirmé et, par-delà

toutes les discussions d'écoles une peinture qui vous rend

heureux parce que le peintre l'a créée dans la joie.

La Montagne (1984)

Parlant de la peinture de Bellini on peut aisément employer

l'expression «choc visuel» tant la vitalité de l'utilisation des

couleurs pour la plupart traitées au couteau est puissante

en même temps que délicate. Le métier d'architecte auquel

Bellini consacra une grande partie de son existence n'y est

certainement pas étranger. La chaleur est là et invite à un

certain envirement, invite au voyage vers Venise, Cannes,

Paris pour arriver tranquillement à Honfleur...

Le Pays d'Auge (1985)

Premier coup d'oeil, première impression : ça éclate, ça

déborde d'énergie et de monde. Normal, explique le maître,

j'aime la foule, le mouvement, la vie, je me suis bien

amusé. Alors profitons nous aussi de l'amusement : des

élégantes ; de leurs galants en costume 1900 avec noeuds,

poufs et hauts de forme, des fameuses calèches, des trois

casinos de Monaco, de la Jetée promenade à Nice et à

Cannes, du feu d'artifice des tons chauds à dominantes

orange et ocre méditerranéens. Une gaieté, une chaleur,

une ambiance spontanée...

Nice Matin (1988)

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