Un soleil d'enfer

Si le président des États-Unis et le chancelier
d'Allemagne sont soudain terrassés par de violentes
nausées et d'impressionnantes réactions cutanées, cela
s'appelle une urgence médicale.
S'ils le sont ensemble au cours d'une rencontre bilatérale
et se trouvent en péril de mort, cela s'appelle un état
d'urgence.
Si leur épouse, leurs conseillers, leurs agents et jusqu'au
labrador du président sont atteints des mêmes symptômes
inconnus, on commence à parler de complot
terroriste - le plus sérieux que l'Amérique ait subi
depuis celui du 11 Septembre.
Empoisonnement ? Attentat chimique ou bactériologique ?
Depuis quand l'oedème de Quincke fait-il partie de l'arsenal
d'al-Qaida ? Seuls faits avérés : l'«attaque» s'est produite
dans le ranch de Camp David, zone étroitement surveillée
par le FBI, au beau milieu du printemps.
Et s'il ne s'agissait que d'une banale allergie saisonnière ?
Banale... ou génétiquement manipulée ? Tandis que les
victimes de l'épidémie se comptent bientôt par centaines
sur le territoire américain, paranoïa, chantage et suspicion
font des dommages collatéraux au Pentagone, à la
Maison-Blanche et dans les services secrets. Car le
pouvoir politique et les OGM ont parfois des gènes en
commun...