La Rome ancienne : 1er siècle avant Jésus-Christ-1er siècle après Jésus-Christ

Au 1<sup>er</sup> s. av. J.-C, Rome, devenue capitale du monde du fait de la vigueur
de son armée, de l'équilibre de ses institutions, de la rigueur de sa morale et
de la rigidité de sa religion, était engluée dans une telle crise qu'elle fut
réduite à l'état de « bateau ivre », qui « faisait eau de toutes parts » : une ville
en déliquescence en somme ! Au 1<sup>er</sup> s. ap. J.-C., cette tendance commença à
s'inverser ; Rome redevint, alors, progressivement, une ville en reconstruction,
en restructuration, en rénovation. Pour expliquer cet état de fait, des
raisons ont été évoquées par les Romains eux-mêmes mais aussi par les historiens
modernes : l'ambition dévorante des citoyens, foncièrement attirés par
le pouvoir absolu à tout prix ; le goût effréné du lucre et donc de l'avoir, de
l'accumulation des richesses ; le rejet des valeurs ancestrales ; mais aussi l'accession
au trône impérial d'un homme politique de forte envergure et particulièrement
charismatique qui inaugura un nouveau système politique, le
Principat, et qui engagea sa cité dans des réformes tellement novatrices qu'elles
ne furent nullement remises en question, même par ses successeurs : Octavien,
devenu Auguste, après son « adoubement » consensuel par le Sénat et
le Peuple romain, Senatus PopulusQue Romanus (S.P.Q.R).
Dans cet ouvrage, l'auteur réexamine donc ces questions et leur en adjoint
d'autres, afin de saisir et de faire comprendre tous les ressorts sur lesquels
Rome s'est appuyée pour devenir et rester la Ville éternelle.