Psychanalyse et traditions, n° 10. L'Afrique symptôme

"L'Afrique symptôme"
N'y-a-t-il pas plutôt " des Afriques ", plutôt qu'un seul
modèle africain, celui stéréotypé par les médias
mondialisés ?
Symptôme pour qui, pour nous lorsque recevons ses
migrants dans notre hexagone ?
Les variations d'habillages des symptômes, les variations
du mode de discours voilent à nos yeux d'occidentaux
l'atypicité de leurs cultures, masquent les différences de
jouissance de ces " parlêtres " qui viennent d'un autre
continent.
Voici ce que des auteurs d'horizons différents, dans ce
dixième volume ont essayé d'apporter comme éclairage.
La place de " maître " ne sied pas au psychanalyste, ni
même aux thérapeutes, qu'il soit, psy- chologue ou
psy- chiatre , même si cette place est reconnue de tous pour
être celle du traditionnel médecin des corps : généraliste
ou spécialiste, depuis Descartes.
La vie et les travaux du Professeur Collomb en Afrique
de l'Ouest est un exemple de reconnaissance des cultures
de cette région : ce modèle résumant tout ce qu'on
pourrait attendre sur " la bonne pratique " avec des patients
de toutes origines, nos frères dans la souffrance. L'École
de Dakar a ainsi formé un certain nombre de psychiatres
qui poursuivent aujourd'hui son oeuvre.
Dans cet ouvrage, nous avons voulu démontrer que le
sujet qui sait c'est le "souffrant", et nous devons nous
faire enseigner par lui, car nous n'avons pas d'autres
moyens d'investigation, point de scanner ni d'analyses
biologiques, ni de bio-psy, ou plutôt c'est là notre
pratique.
La rédaction