Un dragon sur la cimaise

Un Dragon sur la Cimaise
l'oeuvre n'a ni commencement ni fin elle est ce fantasme au balcon libéré par la transcendance de l'ordre de l'occurrence de l'accident miraculeux son étreinte profonde et fugace jamais ne se rattrape englobe le savoir et les sens elle est comme une effraction qui distille son charme et son venin emplissant le coeur de toute chose et l'oeil qui la contemple en poursuit le destin.
Dans ce recueil, Soisik Libert parle du peintre à travers le poète, elle invite sur une scène des voix, des mains, des volontés célébrant le geste, la couleur et la matière, qui veulent conquérir, non pour elles-mêmes, mais pour en répandre les rayons, une part de lumière éternelle, une mouvante esquisse vers laquelle se porteraient d'autres regards, ayant voulu dissiper la menace de l'ombre, pour allumer une espérance, dans ce qui est fragile, perméable et douloureux, une étincelle au coeur du doute, qui les ferait chatoyer.
Comme le ferait une fable.