L'Eglise que j'espère : entretien avec le père Spadaro

« Je vois l'Église comme un hôpital de campagne
après la bataille. Soigner les blessures, soigner
les blessures... Il faut commencer par le bas.
Les réformes structurelles sont secondaires. La
première réforme doit être celle de la manière
d'être. »
« Dieu dans la création nous a rendus libres :
l'ingérence spirituelle dans la vie des personnes
n'est pas possible. Nous ne pouvons pas insister
sur les questions liées à l'avortement, au mariage
homosexuel et à l'utilisation de méthodes contraceptives.
Une pastorale missionnaire n'est pas
obsédée par la transmission désarticulée d'une
multitude de doctrines. »
« Chercher Dieu dans le passé ou dans le futur est
une tentation. Le Dieu "concret", pour ainsi dire,
est aujourd'hui. Les lamentations qui dénoncent
un monde "barbare" ne nous aideront jamais à
trouver Dieu. »
Le 19 septembre 2013 paraissait, sur le site de
la revue Études , l'interview accordée par le pape
François au père Antonio Spadaro, directeur de
la revue jésuite italienne La Civiltà cattolica .
Frappant par leur liberté de ton, ces propos ont
connu une réception inattendue dans l'Église et
au-delà de ses frontières, touchant des milliers de
gens, les rejoignant dans leur quête de sens, leur
ouvrant des horizons nouveaux. Révélant, en un
mot, un visage de l'Église parfois oublié.
Ce livre en propose la version intégrale, enrichie
d'une présentation qui la rend accessible à un
large public. On y lira également en annexe les
contributions inédites de plusieurs personnalités
réagissant aux propos retentissants du Saint Père.
« Je suis un pécheur
sur lequel le Seigneur
a posé son regard. »
Le Pape François